L’éditeur américain de jeux vidéo Electronic Arts (EA), mondialement connu pour ses franchises emblématiques comme FIFA, Les Sims ou encore Battlefield, s’apprête à quitter la Bourse. Une offre de rachat colossale, évaluée à 55 milliards de dollars, vient de sceller l’avenir du groupe.
Au-delà de la dimension financière, cette opération revêt un caractère hautement politique. En effet, le montage implique le fonds souverain saoudien, acteur majeur des investissements stratégiques mondiaux, mais également Jared Kushner, gendre et ancien conseiller de l’ex-président américain Donald Trump. Ce duo inattendu illustre la convergence entre puissance financière du Moyen-Orient et réseaux politiques américains d’influence.
Ce retrait de la cote marque un tournant dans l’histoire de l’industrie vidéoludique. Alors que le secteur connaît une compétition accrue autour des licences, de l’intelligence artificielle et du cloud gaming, EA se dote ainsi d’une nouvelle structure de propriété qui pourrait remodeler ses stratégies futures. Mais cette transaction soulève aussi des interrogations : quels impacts pour l’indépendance créative de l’éditeur ? Quels enjeux géopolitiques derrière cette alliance entre Riyad et Washington ? Les prochains mois devraient apporter des réponses à ces questions.
