La FIFA ouvre la porte à une évolution majeure des lois du jeu. Gianni Infantino a confirmé que l’instance mondiale étudiait sérieusement la mise en place de la « loi Wenger », une réforme du hors-jeu déjà testée dans certaines compétitions de jeunes. Le principe est simple : un joueur serait considéré en position licite tant qu’une partie de son corps est alignée avec le dernier défenseur, mettant fin aux décisions au millimètre qui nourrissent la polémique depuis l’arrivée de l’assistance vidéo.
Portée par Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA, cette proposition vise à redonner l’avantage à l’attaquant et à favoriser le jeu offensif. En toile de fond, une critique de plus en plus forte contre un hors-jeu jugé trop strict, où une épaule ou un genou dépassant légèrement suffit à annuler un but. Selon ses défenseurs, la réforme rendrait les décisions plus lisibles pour le public et plus justes pour les joueurs.
Reste que la « loi Wenger » divise. Si certains entraîneurs et anciens joueurs saluent une avancée pour le spectacle, d’autres craignent un bouleversement tactique profond et de nouvelles zones grises dans l’arbitrage. Avant une éventuelle généralisation, la FIFA souhaite multiplier les tests, consciente que toucher à la règle du hors-jeu revient à modifier l’un des fondements historiques du football.
